Poissons et contaminants ....

... que penser ?poisson

Encore une fois, la cacophonie nutritionnelle ambiante nous laisse perplexe. D'un côté, le poisson est moins globalement moins gras que la viande (ce qui est plutôt intéressant si l'on souhaite surveiller son poids) et il est source d'acides gras dits "essentiels" comme les oméga 3 qui contribuent à la prévention des maladies cardio-vasculaires (ce qui est plutôt intéressant si l'on veut surveiller sa santé). De l'autre, de nombreux reportages et articles de presse nous expliquent que les poissons sont contaminés (on nous parle de métaux "lourds" ce qui en soit est assez inquiétant !).

Que nous dit l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) ? Afin de s'assurer tous les bienfaits de la consommation de poisson (notamment les oméga 3) tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, il est recommandé de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poissons à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre. Ces recommandations sont valables pour les adultes et pour les enfants à partir de 10 ans. Pour les 3-10 ans, la part des poissons riches en oméga 3 peut être remplacée par du rouget, de l'anchois ou du pilchard (poisson de la famille des harengs). L'ANSES nous recommande également de varier les espèces consommées et de limiter la consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) à deux portions par mois (pour la population générale). 

En pratique, quel choix pouvons-nous faire ? 

Consommer chaque semaine deux parts de poisson :

  • une part de poisson gras, riche en oméga 3 : saumon, sardine, maquereau, hareng (tout type de conservation : frais, surgelé, fumé, conserve ...) truite fumée en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement. 
  • une part de poisson maigre : thon en conserve, colin ou lieu noir, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, lotte, limande ...

Actualités

Et oui la mozza c'est gras !

Tous les étés, les patients me posent des questions sur les fromages ... pensant que les fromages de couleur blanche venus du sud comme la féta ou la mozzarella sont desmozzarella 4040896 640 fromages à faible teneur en matière grasse. 

Du coup, une salade de tomates avec une boule de mozza par personne c'est bien non ???

Et bien une boule de mozzarella pese125g soit 1/2 camembert et sa teneur en matières grasse est la même que celle du camembert (22%) donc manger une boule de mozzarella équivaut à manger 1/2 camembert :-((

Tous les fromages ont des teneurs en matières grasses comprises entre 20 et 30%. Le fromage le plus maigre : la cancoillotte (fromage à tartiner) - le fromage le plus gras : le parmesan (comme tous les fromages à pâte dure).Bel été quand même !

Recettes

Vive les gaufres salées !

J'aime beaucoup les gaufres et maintenant, je fais souvent des gauufres salées (un peu comme on fait des galettes bretonnes mais le féculent c'est la gaufre et pas lagaufre saumon galette!). 

J'ai récemment fais des gaufres suivant ma recette habituelle : 500g de farine mélangés à 1/2 litre d'eau + 150 de beurre + 50 cl de crème fraîche épaisse + 4 oeufs (avec les blancs montés en neige et les jaunes ajoutés au mélangé précédent)

J'ai ensuite ajouté du fromage frais à l'ail et aux herbes et une tranche de saumon fumé. Pour un dîner ou un brunch, en ajoutant un peu de salade, le résultat est vraiment sympa et les saveurs très originales !

 

 

Diététicien ou nutritionniste ?

Quelle est la différence entre un diététicien et un nutritionniste ?

Le diététicien est le seul professionnel para-médical formé à la nutrition et à son application pratique.

Deux filières forment aujourd'hui au métier de diététicien : BTS ou DUT.

La définition de la profession de diététicien en France est la suivante (Art. L 4371-1) "dispenser des conseils nutritionnels et, sur prescription médicale, participer à l'éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l'alimentation, par l'établissement d'un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée."

On peut consulter un diététicien avec ou sans prescription médicale.

Habituellement attribué aux médecins le terme « nutritionniste » est un qualificatif qui n'est pas protégé en France et qui ne définit pas une profession. Un « nutritionniste » sans précision peut être un médecin mais il faut le lui demander. De toute façon, s'il est médecin, il pourra établir des feuilles de soins (ce que ne peuvent pas faire les diététiciens).

L'adjectif « nutritionniste » est accolé au terme « diététicien » afin de marquer son expertise naturelle dans ce domaine c'est pourquoi, en tant que diététicienne diplômée je me présente comme "Diététicienne Nutritionniste".

11, Square Albin Cachot -  75013 Paris - 06 81 97 67 06

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